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Voici l’homme qui veut attaquer la France pendant les présidentielles

Mouhcine Mbarki est activement recherché par la DGSI et toutes les polices de France. La guerre du renseignement fait rage au sein des structures de l'Etat, les policiers réclament des diffusions publiques des avis de recherche des terroristes.

Six heures vingt-huit du matin, l’information nous est transmise : le contre-terrorisme recherche activement un marocain, Mouhcine Mbarki, 28 ans.

Il s’apprête à commettre des attentats en France, les renseignements sont sérieux et on nous place dans la confidence. Cet homme aurait prêté allégeance à l’Etat islamique et dispose de solides réseaux en France, mais les policiers avancent à l’aveugle en cette période électorale, un syndicaliste nous explique « l’urgence fait qu’il est impossible d’enquêter dans l’ombre, il faut un appel à témoins, une diffusion massive de l’information pour que quelqu’un parle. »

Ce dimanche de fêtes, les policiers du contre-terrorisme, la DGSI et leurs collègues du renseignement territorial recherchent donc activement Mouhcine. A Paris, depuis plusieurs jours, la guerre entre les services, préfecture de police, DGSI et magistrats est à son apogée: « Une fois de plus, les hauts-fonctionnaires dans leurs fauteuils bien confortables refusent de nous donner la possibilité de recueillir du renseignement, les exemples de réussite existent: ne pas diffuser quand nous le demandons, c’est conduire à la mort des innocents, dois-je vous rappeler l’affaire de l’Hyper Cacher ? » explique ce policier dans le contre-terrorisme depuis 18 ans.

La menace d’attentat sur les candidats à la présidentielle est élevée selon les révélations du JDD, quant à la DGSE, les services de renseignement extérieurs, ils évoquent dans une note « le risque de déstabilisation entre les deux tours des élections présidentielles pour favoriser Marine Le Pen » et donc, continue la note, « pousser aux affrontements inter-communautaires une grande partie des citoyens français ».

Chez LeWeek en tant que média indépendant de toute pression, nous faisons notre travail de journalistes: Vérifier une information et la publier, quand elle concerne des affaires de sécurité publique, nous agissons après consultation de nos sources si et seulement si, les « feux sont au vert ».

Ce matin à six heures vingt-huit, les feux étaient au rouge, depuis une heure, ils sont au vert.

 

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